Cela fait quelques jours que je n ai pas alimenter ce carnet de voyage...
Je suis toujours dans cet esprit de tristesse, lorsque je croise Shiv Raj Giri. C est un Sadhou tres theatral, tres expressif. Je lui parle de ma tristesse et de ce besoin d organiser une Puja en memoire de Jean-Pierre mais aussi de Jean-Francois, Jean-Sebastien, Patrick, Alain...
Tout de suite il me dit que cela se fera a Haridwar, ce serait mieux que j y sois, mais elle se fera.
Apres une echange de regards avec mon frere, je decide de partir deux jours a Haridwar.
La derniere fois que je suis monte, je m etais arrete a Cancal, au Samadi de Ma Amanda Moy...
La route n est pas tres longue, enfin en kilometres, car en realite cette une galere. Nous avons mis 7 heures pour faire 210 kilometres.
Nous sommes six avec le chauffeur, nous avons loue une chevrolet. Bonne, grosse voiture, mais le chauffeur n est pas tres a l aise.
Il fait nuit lorsque nous arrivons au campement.
Les nagas sont nombreux a se precipiter pour lui toucher les pieds.
C est le maitre en personne qui me met sur son dos. Il n est pas tres grand mais il possede une force assez rare.
Il me depose au pied d un arbre, sur un banc en ciment, entree d un refuge en toile.
Il disparait par moment et revient avec de l eau " Ganga, Ganga ! ", il est heureux, nous aussi...
Nous sommes asperges par l eau sacre...
mercredi 18 mars 2009
dimanche 15 mars 2009
Hommage a Jean-Pierre Lentin.
Nous voila de retour a Delhi. Je regarde mes messages sur internet.
Je prends cette nouvelle en plein coeur.
Mon ami, mon frere Jean-Pierre Lentin est mort.
Mort, c est a dire que je ne partagerais plus avec lui, ni un morceau de pain, ni un verre de vin, ni une conversation, ni le silence. Enfin, si, le silence, c est le seul luxe qu il nous reste, le silence. Et repenser a ces echanges, revoir son sourire, reentendre sa voix d erudit.
A Radio Nova, combien de fois j ai du remonter un bobineau pour satisfaire son soucis de la precision et eviter le blabla. Je le vois encore tourner en rond, la main tripotant sa barbiche, l air severe, puis, voyant la lumiere du direct s allumer, devenir hilarant pour envoyer son rire dans les oreilles parisiennes.
Oui, c est une encyclopedie qui s est eteinte, la musique, l electromagnetisme, les ondes en tous genre etaient une partie de son domaine. Il m avait conseille d aller voir un de ses amis a Toulouse qui utilse une machine russe. Il m avait raconte comment la Russie s est investie dans la recherche bio-electrique.
Avant de partir de France nous nous sommes parles au telephone, il m a fait part de ses soucis, de ses espoirs.
Aujourd hui, je pleure un ami, aujourd hui je suis seul au monde, aujourd hui, je vais trouver un Temple pour faire la Puja a mon frere de coeur.
Ici, en Inde, la mort est presente, ce matin sur la route de Delhi, nous l avons croise.
La, c est l absence qu il nous faut assumer et puis pleurer nos absences, celles que nous ne nous pardonnerons jamais.
A l entree du Temple, face a Brahma, je sens mes larmes couler le long des joues. A Nerhu Park, l autre dimanche, j ai aussi pleure en ecoutant Ravi Shankar exprimer sa tristesse de devoir partir.
Toi, Jean-Pierre, tu aurais aime l entendre et tes lunettes se serait embuees.
Je parlais de l oiseau connaisseur du gai desespoir. Toi, tu as perdu l espoir sans rencontrer le desepoir. Serais-tu venu en Inde si je te l avais demande ?
Je t aurais emmene voir les Kawalis a Nizamudin qui chantent Dieu, tu aurais vu l aveugle qui, du matin au soir, du premier au dernier jour de la semaine, repete que Dieu est Grand.
Et demain, je commence une serie de seances d accupuncture chez le Dr Khan, la boucle est bouclee et toi Jean-Pierre, tu seras avec moi.
On me dit qu aujourd hui sur Radio Novas, les parisiens pourront entendre la voix de Jean-Pierre Lentin.
Je suis avec tous ses amis et sa famille dans le recueillement.
Je prends cette nouvelle en plein coeur.
Mon ami, mon frere Jean-Pierre Lentin est mort.
Mort, c est a dire que je ne partagerais plus avec lui, ni un morceau de pain, ni un verre de vin, ni une conversation, ni le silence. Enfin, si, le silence, c est le seul luxe qu il nous reste, le silence. Et repenser a ces echanges, revoir son sourire, reentendre sa voix d erudit.
A Radio Nova, combien de fois j ai du remonter un bobineau pour satisfaire son soucis de la precision et eviter le blabla. Je le vois encore tourner en rond, la main tripotant sa barbiche, l air severe, puis, voyant la lumiere du direct s allumer, devenir hilarant pour envoyer son rire dans les oreilles parisiennes.
Oui, c est une encyclopedie qui s est eteinte, la musique, l electromagnetisme, les ondes en tous genre etaient une partie de son domaine. Il m avait conseille d aller voir un de ses amis a Toulouse qui utilse une machine russe. Il m avait raconte comment la Russie s est investie dans la recherche bio-electrique.
Avant de partir de France nous nous sommes parles au telephone, il m a fait part de ses soucis, de ses espoirs.
Aujourd hui, je pleure un ami, aujourd hui je suis seul au monde, aujourd hui, je vais trouver un Temple pour faire la Puja a mon frere de coeur.
Ici, en Inde, la mort est presente, ce matin sur la route de Delhi, nous l avons croise.
La, c est l absence qu il nous faut assumer et puis pleurer nos absences, celles que nous ne nous pardonnerons jamais.
A l entree du Temple, face a Brahma, je sens mes larmes couler le long des joues. A Nerhu Park, l autre dimanche, j ai aussi pleure en ecoutant Ravi Shankar exprimer sa tristesse de devoir partir.
Toi, Jean-Pierre, tu aurais aime l entendre et tes lunettes se serait embuees.
Je parlais de l oiseau connaisseur du gai desespoir. Toi, tu as perdu l espoir sans rencontrer le desepoir. Serais-tu venu en Inde si je te l avais demande ?
Je t aurais emmene voir les Kawalis a Nizamudin qui chantent Dieu, tu aurais vu l aveugle qui, du matin au soir, du premier au dernier jour de la semaine, repete que Dieu est Grand.
Et demain, je commence une serie de seances d accupuncture chez le Dr Khan, la boucle est bouclee et toi Jean-Pierre, tu seras avec moi.
On me dit qu aujourd hui sur Radio Novas, les parisiens pourront entendre la voix de Jean-Pierre Lentin.
Je suis avec tous ses amis et sa famille dans le recueillement.
vendredi 13 mars 2009
Jour tranquille a Jaipur.
Dernier jour a Jaipur, on va aller manger au restaurant tournant, il y a un ascenseur.
Nous finirons la journee par un massage ayurvedique, histoire de se rappeler le vieux temps...
Nous avons fait un tour au marche de la vieille ville rose. Je fais toujours mon petit effet en circulant en fauteuil au milieu de la circulation. Le pauvre Bernard se fait engueuler, je ne veux pas qu il reste derriere moi, je veux etre vu, il croit me proteger ainsi mais c est le contraire. Ici, on a le respect des cheveux gris, des handicapes et des etrangers. Quand on est les trois a la fois...
Nous tentons de rentrer dans le parc d un hotel, nous sommes refoules.
Plusieurs dizaines de milliers de pigeons stationnent a un carrefour pres d un vieux palais du Maharajah. Des centaines de mains leurs lancent des graines. Comme les singes, les rats, les pigeons sont veneres.
Ceux qui connaissent l Inde, savent que les indiens ont un rapport tres particulier avec les animaux.
Je passe des heures a regarder les oiseaux. Ici, c est eux qui m observent, ils me testent. Ils volent de plus en plus pres de moi. Il me frole parfois la jambe et hop, il se perche sur le mur et me regarde en sifflant.
L oiseau n est-t il pas l image du gai desespoir ?
Il vit l instant. Une graine tombe, il la ramasse, il ne nous doit rien, il ne vit pas d espoir, il vit...
Nous finirons la journee par un massage ayurvedique, histoire de se rappeler le vieux temps...
Nous avons fait un tour au marche de la vieille ville rose. Je fais toujours mon petit effet en circulant en fauteuil au milieu de la circulation. Le pauvre Bernard se fait engueuler, je ne veux pas qu il reste derriere moi, je veux etre vu, il croit me proteger ainsi mais c est le contraire. Ici, on a le respect des cheveux gris, des handicapes et des etrangers. Quand on est les trois a la fois...
Nous tentons de rentrer dans le parc d un hotel, nous sommes refoules.
Plusieurs dizaines de milliers de pigeons stationnent a un carrefour pres d un vieux palais du Maharajah. Des centaines de mains leurs lancent des graines. Comme les singes, les rats, les pigeons sont veneres.
Ceux qui connaissent l Inde, savent que les indiens ont un rapport tres particulier avec les animaux.
Je passe des heures a regarder les oiseaux. Ici, c est eux qui m observent, ils me testent. Ils volent de plus en plus pres de moi. Il me frole parfois la jambe et hop, il se perche sur le mur et me regarde en sifflant.
L oiseau n est-t il pas l image du gai desespoir ?
Il vit l instant. Une graine tombe, il la ramasse, il ne nous doit rien, il ne vit pas d espoir, il vit...
jeudi 12 mars 2009
Jaipur.
Je vous ai parle du festival des elephants, mais je ne vous ai rien dit des contorsions en tous genres que mon frere a effectue pour reussir a prendre quelques photos.
Vous avez pu penser que c etait de lui que je parlais " Un francais avec un bob sur le crane..."
Non, Bernard a adopte le turban, cela le grandit et il faut le voir assis dans un reeckchow velo... Un vrai dominateur.
Mais pour le coup, il n en menait pas large, il se voyait plutot comme une petite chose insignifiante a cote des pieds des pachidermes. Il a une obsession a l heure qu il est, photografier les pieds des elephants. ' Tu as vu, la surface qu ils couvrent avec leurs pieds ? "
A force d avoir les yeux au raz du sol, notre photographe en herbe, n a pas vu venir un jet de couleur orange qui le frappe sur le bout du nez. Le voila assis dans la boue, le poing rageur de n avoir pu prendre la photo...
Mais il va apprendre la technique de la photo de voyage, ainsi ce blog pourra etre illustre.
Rouge, je me suis retrouve tout rouge et Bernard jaune, ce jour de Holly.
C est la journee du bang et ca fait bang bang dans la tete des indiens. Parfois melange a de l alcool, le carburant est detonnant. Pas etonnant de voir le lendemain matin, plusieurs groupes de touristes attendre leurs chauffeurs.
Maintenant, nous avons une chambre magnifique donnant sur une petite pelouse. Cet hotel est a recommander pour les personnes a mobilite reduite. Il y a des marches a l entree, mais le personnel se met en (a) quatre pour vous porter.
Nous payons pour deux personnes 1000 rupees (15 euros), la nuit, petit dejeuner compris.
Il faut demander le Sajjan Nirwas.
Vous avez pu penser que c etait de lui que je parlais " Un francais avec un bob sur le crane..."
Non, Bernard a adopte le turban, cela le grandit et il faut le voir assis dans un reeckchow velo... Un vrai dominateur.
Mais pour le coup, il n en menait pas large, il se voyait plutot comme une petite chose insignifiante a cote des pieds des pachidermes. Il a une obsession a l heure qu il est, photografier les pieds des elephants. ' Tu as vu, la surface qu ils couvrent avec leurs pieds ? "
A force d avoir les yeux au raz du sol, notre photographe en herbe, n a pas vu venir un jet de couleur orange qui le frappe sur le bout du nez. Le voila assis dans la boue, le poing rageur de n avoir pu prendre la photo...
Mais il va apprendre la technique de la photo de voyage, ainsi ce blog pourra etre illustre.
Rouge, je me suis retrouve tout rouge et Bernard jaune, ce jour de Holly.
C est la journee du bang et ca fait bang bang dans la tete des indiens. Parfois melange a de l alcool, le carburant est detonnant. Pas etonnant de voir le lendemain matin, plusieurs groupes de touristes attendre leurs chauffeurs.
Maintenant, nous avons une chambre magnifique donnant sur une petite pelouse. Cet hotel est a recommander pour les personnes a mobilite reduite. Il y a des marches a l entree, mais le personnel se met en (a) quatre pour vous porter.
Nous payons pour deux personnes 1000 rupees (15 euros), la nuit, petit dejeuner compris.
Il faut demander le Sajjan Nirwas.
mercredi 11 mars 2009
Quel Festival !
Ah mes amis, quel festival !!!
Bien entendu, nous sommes arrives en avance pour avoir une bonne place.
Nous nous retrouvons au milieu d un parterre de touristes occidentaux. Ils arrivent par bus entiers. Les tours operateurs se sont donnes le mot. Nous voyons defiler la retraite voyageuse.
La sono est assourdissante.
Elles sont la, les vedettes, maquillees, poudrees.
Le spiker annonce un festival exeptionnel qui coincide avec la fete des couleurs le lendemain.
Avec des rajasthanais enturbannes perches sur leurs dos, voila les pachidermes, magnifiques de presence, ecrasants d autorite.
Apres un tour du stade, les plus habilles restent sur la pelouse alors que les humbles quittent la foule.
Un camion de pompiers prend position sur l herbe et deverse son chargement d eau.
Une corde tres longue est posee la. Une centaine d hommes en blanc attrapent cette corde. Un elephant saisi l autre bout.
Les eclats de rire se melent aux encouragements de la foule.
Certains encouragent les hommes, mais la plupart crient " Ganesh ! " et ovationnent l elephant.
Les hommes sont vite couverts de boue. Leurs rires montent vers la trompe de leur maitre a tous, car ils sont ecrases par l animal.
Les occidentaux venus pour filmer la scene de pres sont eux-memes asperges de terre.
J entends un francais, un bob sur le crane, rouge furibard, montrer sa camera couverte de boue.
Au milieu de cette pagaille, des filets de couleurs apparaissent.
Des jeunes filles couvertes de plumes de paons, aspergent avec des pistolets remplis de couleurs, la foule ravie.
Je pense que cet evennement a fait le tour de l Inde et peut-etre meme de la planete...
Bien entendu, nous sommes arrives en avance pour avoir une bonne place.
Nous nous retrouvons au milieu d un parterre de touristes occidentaux. Ils arrivent par bus entiers. Les tours operateurs se sont donnes le mot. Nous voyons defiler la retraite voyageuse.
La sono est assourdissante.
Elles sont la, les vedettes, maquillees, poudrees.
Le spiker annonce un festival exeptionnel qui coincide avec la fete des couleurs le lendemain.
Avec des rajasthanais enturbannes perches sur leurs dos, voila les pachidermes, magnifiques de presence, ecrasants d autorite.
Apres un tour du stade, les plus habilles restent sur la pelouse alors que les humbles quittent la foule.
Un camion de pompiers prend position sur l herbe et deverse son chargement d eau.
Une corde tres longue est posee la. Une centaine d hommes en blanc attrapent cette corde. Un elephant saisi l autre bout.
Les eclats de rire se melent aux encouragements de la foule.
Certains encouragent les hommes, mais la plupart crient " Ganesh ! " et ovationnent l elephant.
Les hommes sont vite couverts de boue. Leurs rires montent vers la trompe de leur maitre a tous, car ils sont ecrases par l animal.
Les occidentaux venus pour filmer la scene de pres sont eux-memes asperges de terre.
J entends un francais, un bob sur le crane, rouge furibard, montrer sa camera couverte de boue.
Au milieu de cette pagaille, des filets de couleurs apparaissent.
Des jeunes filles couvertes de plumes de paons, aspergent avec des pistolets remplis de couleurs, la foule ravie.
Je pense que cet evennement a fait le tour de l Inde et peut-etre meme de la planete...
mardi 10 mars 2009
Pushkar, Jaipur.
Pushkar : Nous sommes dans un endroit tranquille, loin du centre. Avec les ennuis aux intestins, impossible de bouger les deux premiers jours. Riz blanc a tous les etages.
Le troisieme jour, enfin, nous partons en reconnaissance de la ville.
Comment en parler ?
Ce n est pas une specialite indienne, nous faisons de meme dans les villes touristiques en France, regardez a Lourdes, St Tropez, le Mont St Michel et autres, des boutiques qui se succedent tout au long des rues...
Ici, a Pushkar, c est une tres longue rue, le Sadar Bazaar, comme Main Bazaar a Delhi, ici, on vous promet la lune sous forme de pierres precieuses, des antiquites vieillies dans l arriere boutique, c est le domaine du preneur de gogos.
Enfin, il y a le Brahma Temple. Bernard a ete oblige de faire demi-tour pour me laisser sa camera.
Les photos sont interdites dans le lieu saint.
Nous avons fait la route pour Jaipur, cet apres-midi nous allons voir les elephants, c est leur fete.
Demain c est la fete des couleurs, Holly Day.
Le troisieme jour, enfin, nous partons en reconnaissance de la ville.
Comment en parler ?
Ce n est pas une specialite indienne, nous faisons de meme dans les villes touristiques en France, regardez a Lourdes, St Tropez, le Mont St Michel et autres, des boutiques qui se succedent tout au long des rues...
Ici, a Pushkar, c est une tres longue rue, le Sadar Bazaar, comme Main Bazaar a Delhi, ici, on vous promet la lune sous forme de pierres precieuses, des antiquites vieillies dans l arriere boutique, c est le domaine du preneur de gogos.
Enfin, il y a le Brahma Temple. Bernard a ete oblige de faire demi-tour pour me laisser sa camera.
Les photos sont interdites dans le lieu saint.
Nous avons fait la route pour Jaipur, cet apres-midi nous allons voir les elephants, c est leur fete.
Demain c est la fete des couleurs, Holly Day.
lundi 9 mars 2009
De Bikaner a Pushkar.
Bikaner, la vieille ville, ses rues toutes cabossees me secouent dans tous les sens, je suis comme un milk shake dit mon driver.
Un repas a l ombre, un mutton curry, un mix vegetable, tout pour etre heureux...
Bernard fais des photos de tout et de n importe quoi, les batiments, les camels, les femmes... en cachette.
Il fait une chaleur agreable, le soleil me mord la peau, j aime cette sensation, je sais que je suis chez moi, mon chez moi intime qui ne m appartient pas et c est bien comme ca. Je me sens un lezard, immobile, les yeux ronds, j observe...
Depuis que je viens en Inde, c est la premiere fois que je fais un semblant de circuit touristique. Moi qui aime tant les chameaux, je decide Bernard d aller jeter un oeil, voir les deux yeux au Camel Research Intistute.
Deja le Lonely Planet annonce que l entree est gratuite, c est faux, nous avons payes 20 rupees par personne et 10 rupees par camera.
Un gardien nous annonce que nous allons voir 400 camels dont deux bebes qui viennent de naitre. Je fretille sur mon fauteuil, enfin pas longtemps, car apres 50 m de goudron, mon driver me met sur les roues arrieres pour affronter le sable. Je l entends souffler comme un boeuf, nous sommes a 20 m du premier corral. Je lui dit de faire demi-tour. La visite a ete rapide.
Freres qui etes en fauteuil, je vous le dis tout net, ce lieu n est pas pour nous.
La Guest House ou nous vivons est tenue par une maitresse femme, elle vante sa maison, elle nous dit que l on peut vivre chez elle loge, nourris, les vetements laves pour 20 000 rupees par mois.
Nous trouvons cela pas cher, sauf qu avant de partir nous constatons que nous avons une tourista carabinee, pas sur que nous voulions y revenir.
Nous serrons les fesses jusqu a Pushkar, la route est bonne sauf 15 km que nous parcourons en une heure.
Et le meme scenario qu a Bikaner, nous visitons quatre hotel avant d en trouver un accessible aux fauteuils et encore...
Un repas a l ombre, un mutton curry, un mix vegetable, tout pour etre heureux...
Bernard fais des photos de tout et de n importe quoi, les batiments, les camels, les femmes... en cachette.
Il fait une chaleur agreable, le soleil me mord la peau, j aime cette sensation, je sais que je suis chez moi, mon chez moi intime qui ne m appartient pas et c est bien comme ca. Je me sens un lezard, immobile, les yeux ronds, j observe...
Depuis que je viens en Inde, c est la premiere fois que je fais un semblant de circuit touristique. Moi qui aime tant les chameaux, je decide Bernard d aller jeter un oeil, voir les deux yeux au Camel Research Intistute.
Deja le Lonely Planet annonce que l entree est gratuite, c est faux, nous avons payes 20 rupees par personne et 10 rupees par camera.
Un gardien nous annonce que nous allons voir 400 camels dont deux bebes qui viennent de naitre. Je fretille sur mon fauteuil, enfin pas longtemps, car apres 50 m de goudron, mon driver me met sur les roues arrieres pour affronter le sable. Je l entends souffler comme un boeuf, nous sommes a 20 m du premier corral. Je lui dit de faire demi-tour. La visite a ete rapide.
Freres qui etes en fauteuil, je vous le dis tout net, ce lieu n est pas pour nous.
La Guest House ou nous vivons est tenue par une maitresse femme, elle vante sa maison, elle nous dit que l on peut vivre chez elle loge, nourris, les vetements laves pour 20 000 rupees par mois.
Nous trouvons cela pas cher, sauf qu avant de partir nous constatons que nous avons une tourista carabinee, pas sur que nous voulions y revenir.
Nous serrons les fesses jusqu a Pushkar, la route est bonne sauf 15 km que nous parcourons en une heure.
Et le meme scenario qu a Bikaner, nous visitons quatre hotel avant d en trouver un accessible aux fauteuils et encore...
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